auteur : Jean
A. ET SON ESCLAVE
Notre rencontre s'est passée de la façon la plus bête qui soit. Nous étions tous
les deux noyés dans la foule d'une soirée qui se voulait mondaine, un vernissage
si ma mémoire ne me ment pas. Il y avait dans son allure ces petits détails qui
ne trompent pas : des talons aiguilles un peut trop hauts, un peu trop pointus,
ces paupières charbonneuses, ce tailleur noir trop strict, trop parfait, et puis,
ce regard dur, tellement dur.
J'ai réussi à l'aborder en prenant bien garde à ne pas passer pour un vulgaire
dragueur. Le champagne aidant, je plaçait dans notre conversation - banale -
quelques indices, comme des signes de reconnaissance. Mais elle est repartie à
l'autre bout de la salle. Je tremblais de rage et d'envie ; la partie semblait
perdue.
Pourtant, à la fin de la soirée, elle s'est approchée de moi et m'a simplement
dit : « suis-moi ! » Je mets un point d'exclamation car il ne s'agissait pas
d'une invite, mais d'un ordre. Nous sommes montés dans sa voiture sans que je
pose - évidemment - la moindre question. « Conduis ! » m'a-t-elle lancé, puis
elle s'est tue, se contentant de m'indiquer la direction de la gare. Là, au bord
du canal, je me suis garé et je l'ai suivie jusqu'à la porte d'un immeuble
moderne en forme de pyramide. Sous les platanes, l'air était encore chaud pour
ce début d'automne. Nous avons pris l'ascenseur et elle m'a ordonné de commencer
à me déshabiller. Il n'était pas très tard et je savais bien que nous risquions
une éventuelle rencontre. Mais la partie avait déjà débuté.
Arrivé sur son palier, j'étais torse nu. Elle s'en alla ouvrir une porte laquée
de noir et disparut. J'entrai. Les murs étaient tendus de toile rouge sang. La
moquette était aussi noire que la porte. à gauche se trouvait une salle de bain,
toutes lumières allumées. Brusquement, cette dame dont je ne connaissais même
pas le prénom apparut derrière moi. « Finis de te déshabiller et lave-toi ! »
J'enlevai mes chaussures, mon pantalon, mes chaussettes et mon caleçon. Malgré
moi, je bandais. « Tu bandes, alors branles-toi ! » Debout face à son sourire
méprisant, j'amorçai le va-et-vient de la peau sur mon gland. Quelques minutes
suffirent pour qu'une giclée de sperme vienne salir le carrelage. « Lèche. Lèche
tout ! » Le liquide figé par la froidure de la céramique collait sur ma langue
et mes lèvres tandis que ma gorge s'embarrassait d'une saveur salée et fade à la
fois. « ça suffit, maintenant ! »
J'enjambai le bord de la baignoire et elle me demanda si j'avais de l'argent sur
moi. Je bredouillai en rougissant qu'elle trouverait sûrement quelques billets
dans la poche arrière du pantalon qui gisait sur le sol. Elle le vida et fit
soigneusement le compte. « 652,50 francs, c'est pas terrible » lança-t-elle
avant de me confisquer ce pécule.
Elle - mais comment pouvait-elle bien se prénommer ? - m'observa attentivement
tandis que je me douchais. « Finis à l'eau froide, ça te fera du bien et sèche-toi
bien ! » Et elle quitta la pièce.
Quand elle revint, ses talons étaient encore plus hauts. « à quatre pattes ! »
Elle me passa un collier de chien clouté autour du cou, y attacha une laisse et
c'est ainsi qu'elle me tira jusqu'à une autre pièce rouge et noire, visiblement
son donjon. à droite, sur des tringles, un enchevêtrement de lanières et de
fouet de cuir noir annonçaient sombrement la couleur. à gauche, sur une longue
étagère, un alignement de godemichets me narguait. Il y avait aussi une petite
vitrine pleine de matériel électrique et une crois de Saint-André. Derrière, je
devinais une sorte de fauteuil de gynécologue. Face à moi, le mur était
recouvert par un grand miroir où je pouvais contempler le ridicule de ma
situation. Sans trop oser lever les yeux, je tentais aussi de profiter du reflet
de son visage.
« Je m'appelle A., finit-elle par me dire. Mais pour toi, je suis Madame ». A.
avait cette beauté des femmes mûres, avec ce qu'il faut de petites rides
d'expression à la commissures des lèvres. Sa chevelure platine tranchait avec
ses sourcils noirs qu'elle gardait assez épais. Son nez était suffisamment
pointu pour marquer l'autorité. La veste de son tailleur laissait deviner un
soupçon de dentelles noire sous la profonde fossette de ses seins. Combien
mesurait-elle ? 1m75, 1m80 ? Elle était grande, et pas seulement grâce à ces
talons aiguilles qui n'étaient plus désormais qu'à quelques dizaines de
centimètres de mon visage. « Vas-y. Lèche-les ! » Et je l'exécutai. « Lèche
bien. Mieux que ça ! » Elle s'assit sur un fauteuil, tira sur ma laisse et
croisa les jambes. « Maintenant tu vas lécher les semelles. Puis tu sucera les
talons comme une bonne queue » Cette dernière expression tranchait terriblement
avec son phrasé distingué. Et la grossièreté en devenait encore plus grossière...
« Stop ! Lève-toi ! » Elle me fit mettre dos à la croix de Saint-André et
m'ordonna de lever les bras et d'écarter les jambes. Puis elle m'attacha et par
un jeu de poulie grinçantes fit légèrement monter la croix. Les lanières de cuir
commençaient à me rentrer dans les chevilles et les poignets. « Ton érection est
une insulte. Je vais t'apprendre le respect ! » Elle se tourna pour attraper un
lacet assez fin et l'enroula autour de la base de mon pénis et de mes testicules.
Puis, progressivement, elle serra, jusqu'à ce que je laisse échapper un petit
cri de douleur. « Oh que j'aime ça. Entendre un mâle geindre comme une fillette
». Et elle serra encore un peu. Elle amena ensuite à proximité une sorte de
petite table roulante couverte d'instruments métalliques. « Je suis sur que tu
aimes les pinces » me dit-elle, railleuse. Et, méthodiquement, elle accrocha à
mes tétons, à mes testicules puis à la peau de mon prépuces de pinces crocodiles
brillantes, du genre de celle que l'on utilise au collège pour les expériences
de physique. La morsure du métal me brûlait mais sans excès. « Tiens, regarde,
je vais aussi te faire essayer celles-ci. Tu vois elles sont réglables. C'est
plus amusant, non ? » La pointe de mes seins commençait à bleuir. « Dis-moi, tu
aimes les chaînes ? » Et elle s'empara de chaînette garnies de poids chromés
qu'elle fixa aux pinces. La douleur commençait à devenir insupportable. Je
sentais des gouttes de sueur musquée dégouliner de mes aisselles découvertes. «
On va voir ce que tu vaux puisque tu te permets d'aborder les dames dans les
lieux publics. Tu sais, ajouta-t-elle en frôlant mon visage de sa bouche, je
crois que tu as fait une grosse bêtise en me suivant... »
Le premier coup de martinet claqua comme une détonation. Les fils de cuir
s'abattirent sur mon torse. Mes cris hésitaient entre le claquement de la peau
et la morsure des pinces tiraillées par le ballottement des poids. Ce fut pire
encore quand elle se déchaîna sur mon sexe. Ma douleur ne savait plus où donner
de la tête. Heureusement - ou malheureusement -, à force de coups, les pinces
finirent par se décrocher. A. décida donc de me détacher. Ce fut, en fait, pour
me remettre à quatre pattes, la tête au niveau du sol, les cuisses écartées et
les fesses dressées. « Voyons un peu ce que dit le côté pile ». Comme prévu, ce
fut à nouveau une volée de coups de fouet. Elle visait juste, insistant plus
particulièrement sur le sillon de mes fesses et les plante de mes pieds. « Plus
que dix coups, me dit-elle en guise de récompense. Je te demande simplement de
les compter un par un, sans gémir, et de me remercier pour chacun d'entre eux ».
Elle s'appliqua, accueillit chacun de mes « merci, Madame » par un petit mot de
satisfaction et, pour me récompenser, m'enfonça sèchement le manche de son
martinet dans l'anus.
« Tu ressemble à un petit cheval, tu ne trouves pas ? Eh bien réponds !
- Oui, Madame.
- Ne t'inquiètes pas, je vais te le retirer. Ton petit trou du cul mérite bien
mieux que cette pauvre tige de bois. Je m'en occuperai tout à l'heure. Tu ne
seras pas déçu ! Pour le moment, c'est toi qui vas t'occuper de moi. Viens faire
ma toilette. »
Immédiatement, elle remonta sa jupe ce qui n'était pas évident tant elle
semblait la serrer. Elle descendit sa culotte de cuir noir par dessus ses bas
résille et se plaqua la face contre le mur de droite. J'étais subjugué par ses
deux fesses blanches offertes brutalement, sans cérémonie et sans aucune pudeur.
Malgré le lacet qui continuait de me meurtrir le sexe, mon érection redoublait
de vigueur. Pour autant, je ne me sentais pas homme, mais chose. Gant de
toilette, très précisément. « Lèche ! Lèche uniquement mon anus » Et ma langue
commença de jouer avec le duvet, de fouiller les chairs. « Enfonce ta langue. Je
veux que tu me nettoies complètement ». Ma bouche et mon nez goûtaient des
effluves fauves, enivrantes. Je ne sais pas si elle ne se caressait pas en même
temps. Peu importe...
« ça suffit ! Tu t'es suffisamment amusé. Passons aux choses sérieuses ». Elle
me fit remettre à quatre pattes tandis qu'elle décrochait une lourde ceinture de
cuir armée d'un impressionnant gode de caoutchouc noir. Ainsi harnachée, elle
s'assit à nouveau dans son fauteuil et tira sur ma laisse.
« Tiens, enfile cette perruque. J'aime me faire sucer par une bonne pute ». Les
cheveux de Nylon me tombaient sur les yeux, j'approchai ma bouche du membre noir,
j'entrouvis les lèvres et commençai ma besogne. « Allez, avale-la mieux que ça.
C'est du travail de pucelle. Taille-moi une vraie pipe ! » A. accompagnait ses
récriminations de coups de reins, si bien que la queue de caoutchouc venait
buter contre mes agmydales jusqu'à me donner des haut-le-cœur. « ça s'arrange.
Il faudrait que je te mette au tapin un de ces jours, poursuivit-elle sur le
même registre ». Puis, sans un mot, elle m'arracha le gode de la bouche et se
leva, bien droite sur ses hauts talons.
« Debout ! » J'obéis et elle m'indiqua la direction de l'espèce de fauteuil de
gynécologue qui se trouvait à ma droite. « Cela s 'appelle un lit de contention.
Tu verras, on y est bien. Surtout pour ce que je vais te faire. Mets toi sur le
dos, tu vas te régaler... » Elle me fit basculer en arrière sur ce drôle de
hamac et me ligota les poignets. Mes jambes bien écartées se dressaient, liées
elles aussi, au dessus de mon corps. En relevant légèrement la tête, je voyais
tous les détails de mon entrecuisse dans le miroir d'en face. « La dilatation
anale est un art, me dit-elle doctement en enfilant une paire de gants de
chirurgien. Il faut travailler progressivement pour obtenir de bons résultats.
De toute façon, j'arriverai à mes fins. Dans ton intérêt, détends-toi si tu veux
moins souffrir ». Elle attrapa sur une desserte un bouteille de plastique qui
devait contenir un gel lubrifiant. Le contact de cette substance froide me fis
frissonner. Elle commença par m'en tartiner allègrement l'anus, puis introduit
un premier doigt. L'heure était au ravissement. « Je sais bien que tu aimes ça.
Mais ça ne va pas durer ». Un deuxième doigt vint me fouiller. Elle en usait
comme d'un spéculum, jouant sur l'élasticité de mon œillet. « Et voici le
troisième. Tu sens comme ça glisse bien ». A. retira alors ses doigts et d'un
seul coup m'empala sur son gode ceinture. Je ne pus m'empêcher de crier. Ce
membre que j'avais soigneusement sucé devait bien mesurer 20 cm de long pour 5
de diamètre. Elle prenait un malin plaisir à provoquer un balancement de mon
corps sur le lit à chacun de ses coups de boutoir si bien que c'est moi qui
venait à la rencontre de cette queue tortionnaire. Elle me passa alors sur le
pénis un sorte d'anneau beige relié à un boîtier de plastique. « C'est un
vibromasseur. Attention, tu as interdiction de jouir. C'est juste pour te
décontracter l'anus ». Tout ce mélangeait en moi : le cuisant souvenir du fouet
et des pinces, l'étranglement du lacet sur mes testicules, le goût de son
intimité et de mon sperme sur ma bouche. « Je vais changer de calibre. Il ne
faut pas que tu t'habitues, tu y prendrais trop de plaisir ». Elle se retira.
J'avais l'impression que mon anus était béant, privé de sphincters. Pas pour
longtemps... Le temps d'enfiler un autre monstre de caoutchouc, elle me défonça
à nouveau. Toujours avec cet exquis mélange de brutalité et de précision. Celui-ci
semblait gigantesque. Je préférais ne pas le voir. Mais je le sentais buter au
fond de mon intestin. Elle me lima ainsi dix bonnes minutes, sans que je puisse
m'arrêter de gémir. J'étais ouvert, comme si l'air entrait en moi. « Rassure-toi,
ce n'est pas fini, me dit-elle avec un sourire diabolique ». Et sa main revint à
la charge. Pas ses doigts, sa main. Avec une douceur inattendue, elle me pénétra
progressivement. Au bout d'un moment, je sentis ses doigts bouger en moi. «
Jusqu'au poignet, ça suffira pour aujourd'hui ». J'avais envie de jouir, mais
elle s'arrêta à temps.
Elle m'aida à me relever. Mes jambes tremblotaient. Aussitôt, elle me menotta et
m'ordonna de me coucher sur le dos, à même la moquette. J'entendis le craquement
d'une allumette et elle m'enjamba, une épaisse bougie à la main. « Voyons un peu
si tu es résistant, mon joli ». Les premières gouttelettes de cite tombèrent sur
mon torse ; visiblement, elle cherchait mes seins encore ulcérés par la morsure
des pinces. Puis elle descendit vers mon ventre, puis mon bas ventre. Elle
baissa la flamme pour que la cire tombe plus chaude et elle commença à me
martyriser les testicules tuméfiées par la pression du lacet. C'était horrible !
« Tourne-toi » Je me dis qu'elle avait oublier mon sexe, c'était déjà ça. Elle
me fit écarter les cuisses et deux doigt dans mon anus me versa de la cire dans
l'anus. Je hurlai. « Vas-y mon petit, tout est capitonné. Crie. Fais-toi du
bien. Allez, crie, j'aime ça ». Et je dus à nouveau me retourner. En fait, elle
n'avait pas oublié mon sexe. Pire, les gouttes de cire vinrent me recouvrir le
gland et le méat urinaire. Je hurlais, je pleurais comme si l'on me marquait au
fer rouge. Elle avait eu raison de mon érection. « Je t'aime bien avec ton petit
zizi, tu es plus mignon ».
Elle me reconduisit alors dans la salle de bain et me coucha, menottes sur le
ventre, au fond de la baignoire. « Je suis sûre que tus as soif, mon chéri ».
J'étais terrifié. Mais A. pris un verre à pied, ôta le gode qu'elle avait
conservé sur elle et vint se poser sur le rebord de la baignoire, la vulve à la
verticale de mon visage. Elle portait, sur l'aine, un tatouage figurant une
panthère armée d'un fouet. Elle écarta de ses ongles rouges, les lèvres roses de
sa vulve épilée et approcha le verre. La transparence du cristal se mit à jouer
bruyamment avec le bouillonnement de l'urine claire. « Bois, bois tout ! » Le
liquide âcre et salé coulait dans ma gorge. Une fois le verre avalé, elle
m'ordonna de me masturber, ce qui n'était pas évident avec les menottes qui me
blessaient les poignets. Je ne tardai pas à jouir. Alors, elle me demanda de
lever la tête tandis qu'elle pliait ses jambes et je dus, avec ravissement,
lécher son sexe encore mouillé d'urine. Puis, avec les doigts, elle ramassa les
giclures de sperme qui me recouvraient le ventre et me les fit avaler.
« C'est tout pour ce soir me dit-elle simplement. Nous allons dîner tous les
deux au restaurant. Mais, à table, tu portera un anus-picket et des pinces sous
ta chemise... »
Jean