La soirée des associations battait son plein. Jean-Jacques était assis à une table de huit, serré, à attendre sa ration de choucroute. Les gens parlaient fort pour essayer de s'entendre malgré la musique enregistrée. En face de Jean-Jacques était assise une femme d'une trentaine d'années, brune, forte, portant lunettes, nommée madame Danchaud. À la gauche de Jean-Jacques,  une autre femme un peu plus mûre, Solange, échangeait avec la première des impressions sur l'insolence des élèves à l'école de nos jours. C'est alors qu'une phrase prononcée par madame Danchaud lui accrocha l'attention :
- ce serait moi, je te les déculotterais, j'aurais vite fait !
- C’est ce que j'ai fait avec le mien ! la sagesse, ça vient par les fesses ! répondit Solange, d'un air satisfait.
Il sentit son cœur battre. Il aurait bien voulu relancer le débat, mais il ne sut comment s'y prendre. Il était toujours aussi ému, malgré ses cinquante ans, par les propos tenus sur la fessée. D'autant qu'il était voisin de madame Danchaud, et que, quelques semaines auparavant, il avait entendu, de son jardin, des bruits édifiants qui provenaient du jardin de la voisine. Une haie cachait malheureusement la scène, mais il ne perdit pas une miette de ce qui se passait. Le petit garçon de madame Danchaud, huit ans environ, récitait ses leçons à sa mère. À chaque réponse fausse, on entendait celle-ci hausser la voix, puis le bruit de cinq ou six claques s'abattant sur une peau nue, qui n'était évidemment pas celle des joues du garçon. Jean-Jacques n'avait aucun mal à se représenter la scène : assise à une table de jardin, Madame Danchaud, les yeux posés sur la feuille où le livre dont elle tirait ses questions. À côté d'elle, debout, culotte et slip aux chevilles, le petit Kevin, pleurnichant et reniflant, qui tentait de protéger ses fesses déjà rouges. La robuste voisine savait évidemment de quoi elle parlait quand elle préconisait le déculottage.

À une heure du matin, Jean-Jacques sortit prendre l'air, avant de rentrer chez lui, un petit kilomètre à pied au bout du village. Sa femme s'activait aux cuisines, et la plonge et le ménage ne prendraient sans doute fin, comme à l'accoutumée, qu'au petit matin. Madame Danchaud sortit en même temps, escortant son mari qui marchait de travers, et dut s'appuyer à un des tilleuls de la place pour vomir. Elle proposa à Jean-Jacques de le ramener chez lui, et il se rendit utile en aidant à porter monsieur Danchaud, qui avait sombré corps et biens. Il le porta même dans son lit, sortant pour laisser l'épouse offusquée déshabiller son ivrogne de mari. Elle demanda à Jean-Jacques de l'attendre à la salle à manger, et lui proposa un café, pour la peine qu'il avait eue.
- C'est pas ce soir qu'il me fera le quatrième !

Jean-Jacques rit poliment. Il faisait chambre à part depuis six mois. La grosse femme enchaîna :
- oh, vous savez, pour ce qu'il faisait avant ! trois coups de la patte, comme les lapins. Il préfère le bistrot. Je n'ai jamais joui de ma vie.

Jean-Jacques pensa qu'elle avait le vague à l’âme bien bavard. Il s'enquit cependant, amusé par la tournure que prenait la conversation :
- jamais ? même pas avec des petites gâteries ?
- Pensez-vous ! il ne me ferait jamais une minette ! il préfère le pinard.
Jean-Jacques se représenta un instant l'entre-jambes de la forte femme. De bonnes cuisses blanches, un gros derrière, une odeur de crevettes et de fromage après la soirée dansante, il était tellement affamé qu'il n'aurait pas dit non. Aussi poursuivit-il, risquant d'être réprimandé pour son indiscrétion :
- personne ne vous a jamais fait minette ?
- Personne !
- Il y a pas beaucoup de femmes qui n'aiment pas quand on leur fait minette.
- Faudrait déjà que je trouve un bonhomme pour me le faire. Et qu'il me plaise, en plus, conclut-elle. La conversation s'arrêta là.

Son café avalé, Jean-Jacques était plus que troublé. D'autant que la grosse madame Danchaud lui demanda d'un air affable :
- et vous ? vous avez toujours ce que vous voulez ?
- Oh moi…

Il sentit son cœur battre à tout rompre. C'était le moment, ou alors il n'oserait jamais.
- J’ai déjà fait l'amour, bien sûr. Mais si je vous disais ce qui me fait le plus envie, vous vous moqueriez de moi.
- Mais non. Dites-moi toujours, on fait pas de mal, on bavarde.
- Vous n'allez pas vous moquer, ou le répéter ?
- Vous êtes pédé ?
- Oh non, c'est pas ça. Comment vous expliquer. Il y a une scène qui m'excite plus que tout, qui me fait rêver, qui me fait bander, excusez-moi, plus que tout.
- Allez, racontez-moi !
- Bon. Ça vient de quand j'étais gosse, à dix ans. On a passé des vacances à la campagne, et j'allais tous les jours chez une fermière, en face de chez nous. Et puis un jour, je suis arrivé à la fin du repas. Le petit gosse ne voulait pas manger son fromage. Alors, la fermière l'a grondé, jusqu'à ce qu'il l'avale complètement. J'ai dit que moi, je n'aurais pas obéi. Alors, elle m'a dit : eh ben je te déculotterais sur le trottoir et je te donnerais une bonne fessée ! et depuis, ça fait quarante ans, vous vous rendez compte, je m'imagine qu'elle me fesse devant tout le monde parce que je ne veux pas manger de fromage. C'est ça qui m'excite.
- Mais vous n'avez jamais reçu de fessée ?
- Jamais.
(là, il mentait. Il avait été déculotté publiquement par un moniteur, en colonie de vacances, à l'âge de onze ans. Mais ça ne comptait pas, c'était un homme, même s'il gardait un bon souvenir de la fessée.)
- J'ai déjà lu des trucs comme ça dans Union, mais je n'avais jamais rencontré un homme en vrai qui l'avoue.
(Là, c'est elle qui mentait : dans la maison de retraite où elle travaillait, ses collègues et elle-même s'amusaient souvent à taquiner les vieux, ou les vieilles, en les menaçant de les fesser, quand on ne leur claquait pas les fesses en passant près d'eux : il était visible que cela plaisait beaucoup à certaines ou certains des pensionnaires, qui, malgré l'âge, se trouvaient tout émoustillés. Mais les pauvres avaient des fesses flasques, alors que le voisin, dans la force de l'âge, devait en avoir de fermes et rebondies, pensa-t-elle.)
- Si je rencontrais une femme qui comprend ça, je lui ferais tout ce qu'elle me demanderait…Tout. Mais il faudrait une qui sait bien donner la fessée, qui a l'habitude, faudrait qu'elle fasse vraiment comme si j'étais un sale gosse.
- Excusez-moi, dit madame Danchaud avant de monter à l'étage. Puis, une fois redescendue :
- Il cuve, même un tremblement de terre ça ne le réveillerait pas. Et les gosses sont chez leur mémére.
Elle avait les yeux qui brillaient un peu. Elle aussi, à cause de la fatigue, du côté insolite de la situation, de la frustration accumulée, sentait des barrières tomber. Elle partit pour la cuisine, et revint avec un plateau de fromages. Elle déballa un morceau de fromage de raclette d'au moins un kilo, et dit :
- C'était pour des invités, mais ils sont pas venus.
Elle s'en coupa un morceau gros comme la paume de sa main, et mordit dedans avec appétit, sans pain. Puis, en coupant un semblable, elle le tendit à Jean-Jacques :
- tenez, mangez ça.
- Non, merci, s'entendit répondre Jean-Jacques.
- Ah, tu vas manger ça, sinon je te déculotte ! s'exclama madame Danchaud, qui était passée au tutoiement.
- Non, j'veux pas !
- Alors tu vas voir comment je les fesse, moi, les sales gosses ! viens ici ! cria-t-elle presque, en se levant.
Elle jouait à la perfection, prise à un jeu qu'elle pratiquait presque tous les jours. Il se leva aussi, et s'avança vers elle. Elle défit prestement la ceinture et l'agrafe du pantalon, puis ploya le puni contre son flanc gauche, et baissa d'un geste énergique pantalon et slip.
- Attends, tu vas voir, tes fesses !
Et elle se mit à fesser avec une ardeur qui combla Jean-Jacques, à grandes claques sonores et cuisantes, en ponctuant les coups d'exclamations furieuses :
- ah tu ne veux pas manger de fromage ! ben tu vas en manger, avec moi, je te le garantis ! à coups de fessées si il faut, je te déculotterai à chaque repas, jusqu'à ce que tu manges de tout. Sur le trottoir, que tout le quartier voie tes fesses ! Dans la cour de l'école ! Tiens, je te fesse, tu entends, je te fesse, sale gosse, pour toutes les bonnes fessées que tu aurais dû recevoir ! On va se rattraper, tu peux me croire ! ça a dû te plaire, hein, quand je parlais à table des fessées à l'école, quand j'ai dit qu'il fallait déculotter les insolents ! ah tu aimes les fessées ! tu vas être servi, avec moi !
 

Quand elle cessa enfin, le derrière de Jean-Jacques était écarlate, ce qu'il vérifia dans la glace du salon. Ça brûlait très fort, mais il n'avait jamais été à pareille fête. Elle le regarda en souriant, et lui dit :
- bon, à moi, maintenant, si tu veux que je recommence demain. Reste habillé comme ça…

Elle s'étendit à même le tapis, après avoir poussé la table de salon. Jean-jacques procéda à une autre sorte de déculottage, et baissa le pantalon et le slip de la dame jusqu'aux chevilles, après avoir passé les genoux haut levés. Il s'installa ensuite, à quatre pattes, tête entre les cuisses de la grosse femme, les mains de chaque côté de son large bassin, ses genoux à lui posés de part et d'autre de l'épaule droite de l'experte fesseuse. Quand il approcha son visage de l'entre-jambes qui attendait son hommage, il fut submergé par l'odeur capiteuse qui en rayonnait : excité comme il l'était d'avoir été fessé, il se mit à lécher goulûment la vulve de madame Danchaud, dans un souci perfectionniste, à la fois de goûter toutes les chaudes fragrances offertes à sa dégustation, et de faire jouir la grosse dame de toutes les fibres de ses cuisses. Il faisait aller et venir sa langue, remontant vers le clitoris, puis la dardant dans le profond vagin bien salé et mouillé, aussi loin qu'il le pouvait, les yeux écarquillés sur les grosses fesses blanches qui se contractaient tendrement au rythme des ondes de plaisir. Ses narines approchaient à la toucher la fente profonde du derrière de la voisine, flairant les effluves fromageuses qui s'en dégageaient : c'était, certes, un derrière propre et régulièrement lavé, mais il ne l'avait pas été depuis près de vingt quatre-heures, et une soirée dansante… La main droite de madame Danchaud lui caressait délicatement les fesses, puis descendait lui envelopper les couilles avec douceur en attardant en chemin un doigt dans son sillon fessier, et taquinait enfin la hampe de sa verge prête à entrer en irruption. Les mains de la voisine ne savaient pas que fesser…

Ils explosèrent ensemble, réservant à une autre fois les délices de la pénétration.

Au matin, Jean-Jacques était retourné chez lui, après promesse d'autres séances. Madame Danchaud entendit grogner dans la chambre conjugale, et monta voir. Son mari se retournait d'un air tourmenté, et elle lui proposa une aspirine effervescente dans un verre d'eau. Il accepta, et elle le lui fit boire avec sollicitude. Puis il se tourna à plat ventre pour finir sa cuvaison. Madame Danchaud eut soudain conscience de son talent, et, sur une inspiration, découvrit posément le corps du soiffard, défaisant les draps, baissant le slip (l'homme s'était endormi ainsi.)

Puis, levant haut la main, et sans commentaire inutile, elle se mit à fesser de toutes ses forces. Le cul de son mari sautait à chaque claque, il râlait de tout son indignation d'ivrogne réveillé en sursaut, mais il ne faisait pas le poids devant la forte femme. Quand elle trouva qu'il était assez rouge, tirant même sur le violacé, elle lui déclara posément :
- va raconter à tes petits copains du bistrot ce que je viens de faire ! Vas-y, qu'on rigole bien ! Pauvre type !

Et elle partit finir sa nuit, se régalant à l'avance des visites qu'elle ferait à Jean-Jacques, pendant que sa femme était au travail.
 

       

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