VACANCES.

Alain garda un contact épistolaire avec avec Carole. Elle aimait à avoir des nouvelles de ses résultats scolaires, savoir où il avait passé ses vacances, et tous deux ils attendaient la sortie de l'épisode sur Rousseau. Alain avec apréhension, car il craignait les réactions de ses
parents à la vue de la fameuse scène, Carole avec une impatience  amusée, se souvenant avec plaisir, écrivait-elle, des bons moments passés lors du tournage. Alain prenait cette affirmation sans malice, mais, pour lui, si les souvenirs étaient si bons et hantaient ses rêveries du  soir, c'était surtout en raison de la façon dont Carole avait traité son postérieur.

Il se passa presque deux ans avant que l'émission ne soit enfin programmée. Alain était assis sur la banquette, en face du téléviseur,
et dire qu'il était anxieux aurait été un euphémisme. Mais, à sa grande surprise, les fameuses scènes avaient été coupées. S'il en fut soulagé par rapport à ses parents, il s'en ouvrit aussitôt par lettre à sa grande amie. Celle-ci lui expliqua que la commission de censure avait jugé le sujet scabreux, et demandé de purement supprimer toute allusion à la cuisante, et si agréable après coup, mésaventure de Jean-Jacques.
Elle conclut en lui écrivant : ce sera notre secret, mon petit Alain, celui qui scellera notre amitié. Il lut et relut ces lignes avec
émotion.

Quand Alain eut 15 ans, Carole, dont l'emploi du temps lui permettait rarement plus de quelques jours de vacances en été, se trouva par
hasard un mois de juillet complet en congé. Elle eut l'idée de l'inviter,  après en avoir parlé à ses parents, dans la maison qu'elle possédait au bord de la mer, en Bretagne, et où elle n'avait fait jusqu'à présent que de brefs séjours. C'est ainsi qu'Alain arriva un beau jour à la gare de Lorient, et qu'il y fut accueilli par Carole.
Alain avait grandi, il était maintenant de la même taille que Carole,  et elle le questionna gentiment sur ses études, et sur ses loisirs. Elle
se fit même plus précise :
- Te voilà devenu un beau jeune homme ! Tu dois avoir une petite amie ?
- Oui…
- Elle s'appelle comment ? Non, ne me dis pas. C'est bien d'avoir des secrets, ajouta Carole avec un sourire un peu énigmatique. Je vais te montrer ta chambre. C'est au premier, sous le toit. On a fait des cloisons en bois dans le grenier. Mais moi je dors en bas.
Alain posa sa valise sur le lit, puis rangea ses affaires dans la penderie. Il sortit sa trousse de toilette, et se rappela que la salle
de bains était près de la chambre de Carole. Aussi remit-il à plus tard le déballage de ses affaires de toilette, brosse à dents, dentifrice,
savonnette, déodorant pour ses aisselles, mais pas encore de rasoir…
Avant de descendre rejoindre son hôtesse, Alain s'approcha d'une  étagère où étaient rangés quelques livres. Des ouvrages pour tous les âges, remarqua-t-il. Pour gamins, la comtesse de Dégur. D'autres qu'il ne connaissait pas, collection les orties blanches. Les confessions de Rousseau, bien sûr. Des dictionnaires. Il en ouvrit un à la page "fessée", ne résistant pas à son péché mignon quand il était seul avec
un dictionnaire. Puis il saisit dans les premiers livres un bon petit diable, illustré, et le feuilleta rapidement pour trouver la page où
était représenté Charles, kilt relevé, exposant ses fesses ornées de deux diables fumants à la Mac Miche. Sa brève émotion fut interrompue par Carole qui frappait à la porte. Elle venait lui montrer la salle de bains. - Voilà. Tu peux ranger tes affaires ici. Je te mets deux gants de toilettes, un pour la figure, un pour les fesses. Il y a une corbeille pour le linge sale, tu n'oublieras pas d'y mettre tes slips et tes chaussettes.
Un instant,  Alain fut gêné qu'elle abordât ces détails. Mais après  tout c'était normal. Naturel, décida-t-il.
- Il fait un peu gris pour aller tout de suite à la plage, on ira demain. Tu peux prendre une douche, et aller te reposer un peu avant le
repas. Je t'appellerai quand ce sera prêt. Il y a encore quelques bouquins qui ont appartenu au propriétaire d'avant, si tu t'ennuies.
Allez, à toute à l'heure.

Alain prit sa douche, et se trouva un peu gêné que Carole entre dans la salle de bains pour lui donner une serviette, alors qu'il était encore tout nu, et qu'il en cherchait une. Puis il monta dans sa chambre, et commença à regarder les livres. Il sortit un volume des orties
blanches, et l'ouvrit. C'était un livre illustré, et la première gravure qu'il  vit le mit en feu. Il parcourut fébrilement l'ouvrage, d'abord cherchant  les illustrations, puis s'arrêtant au texte, qui valait le détour. Il se promit de se jeter dessus dès que l'heure du coucher serait venue.
Carole frappait à la porte, et entra sans façon avant qu'il ne lui ait dit de le faire. Alain reposa précipitamment le livre, et elle fit mine
de ne rien en avoir vu. Mais elle savourait la confusion du jeune  homme.
Elle avait le temps, et ne voulait rien brusquer.

Le repas se composait de crevettes, d'une salade grecque et d'une glace tirée au congélateur. Innocemment, Carole renifla ses doits après  qu'ils eurent mangé les crevettes, et remarqua en riant que ça sentait bon.
Elle demanda au garçon s'il préférait sortir se promener sur le port,  ou aller se reposer. Et bien sûr Alain choisit de se retirer, après
l'avoir embrassée affectueusement.

Elle attendit une minute quand il fut monté, puis monta sans bruit elle-même, et entra dans la chambre contigue à la sienne, sans allumer
la lumière. Ensuite, elle colla son œil à un trou de la cloison de  bois, et regarda ce qu'il faisait.
Bien entendu, Alain avait repris le volume des orties blanches. Puis il le posa, et mit en pyjama. Ensuite il se coucha, et, cherchant une
position confortable, baissa son pantalon jusqu'aux genoux. Il finit  par se relever, atterrir sur un fauteuil d'osier, pantalon toujours
descendu, et, posant le livre sur ses genoux, s'en délecta tout en se  caressant. Carole était satisfaite. Elle alla se coucher sans faire de
bruit.

Le lendemain se passa à la plage, et Carole admira la jeune anatomie de son invité, musclé, brun comme un brugnon, et à peine pubère. Mais le soir, après la douche, elle passa à l'action. Elle l'accueillit sèchement alors qu'il sortait en peignoir.
- Je suis passée dans ta chambre, Alain. C'est un vrai capharnaüm ! Le lit pas fait ! Les habits par terre ! Je te préviens, si je la trouve
encore comme ça, je te déculotte ! Et cette fois-ci ce ne sera pas pour rigoler ! Allez, file tout de suite la ranger. Tu redescendras quand ce sera en ordre.
Rouge de colère, Alain monta sans répondre. Comme la veille, elle le suivit, et alla se poster dans la chambre d'à côté. Alain jetait ses
affaires dans sa valise, manifestement décider à écourter son séjour.  Il s'interrompait de temps à autre pour pousser des soupirs de colère, et siffler entre ses dents des paroles qu'elle devinait sans les entendre.
A la fin, ayant sans doute pesé les difficultés de son entreprise, il s'assit. Puis se releva pour remettre sa chambre en ordre. Puis enfin
pour s'emparer du deuxième volume des orties blanches, et passer agéablement le temps en attendant que son hôtesse ne l'appelle.

Quand elle le fit, il descendit aussitôt, toute colère tombée. Elle le prit dans ses bras et l'embrassa affecteusement, et, alors qu'il
s'excusait sans qu'elle ait rien demandé, elle se surprit à lui tapoter familièrement le séant.

 
Carole attendit le lendemain, après la plage, pour mettre enfin son projet à exécution. Alain partit prendre une douche, et rincer son caleçon de bains à l'eau douce. Comme il avait l'intention de continuer un peu son bain de soleil avant le repas du soir, il remit ce dernier, encore mouillé, et alla s'allonger sur une serviette, dans le jardin. Alors, Carole fit une inspection rapide des lieux, et découvrit le drap de bain jeté en boule dans la salle d'eau, ainsi qu'un verre ayant contenu un lait-fraise, posé sur la table de la cuisine. Elle l'appela d'une voix sèche, et, quand il arriva, l'air inquiet, ne lui laissa pas le temps de souffler.
- Viens ici !
Elle le prit par un poignet, et s'assit sur une chaise de jardin (solide), puis le bascula sans prévenir en travers de ses cuisses, et baissa immédiatement le slip de bain jusqu'aux mollets. Un joli derrière en pomme apparut, dont la blancheur laiteuse était mise en valeur par le hâle prononcé de la peau du dos et des jambes du garçon. Un grain de beauté sur la fesse droite venait ajouter une note tout à fait au goût de Carole. Elle eut un instant le souvenir d'un petit cul blanc de chevreuil, pris dans les phares de sa voiture, et bondissant se mettre à l'abri sur le talus. Cependant elle ne prit pas le temps de savourer la vision du postérieur d'Alain (fesses royales, trône de l'impudeur, avait écrit Appolinaire), et commença à fesser vigoureusement. Elle ne comptait pas (quand on aime, on ne compte pas…), mais n'avait pas l'intention d'arrêter la fessée avant qu'Alain ne donnât des signes qu'elle allait à son but. De fait, alors que ses fesses étaient déjà d'un beau rouge, il se mit à gigoter des jambes et à se tortiller de belle manière, au grand plaisir de sa fesseuse. A la fin, elle arracha complètement le slip mouillé des chevilles d'Alain, et le repoussa en disant d'une voix autoritaire :
- Allez, file dans ta chambre !
Il ne se le fit pas dire deux fois, et elle apprécia en connaisseuse la vision du jeune homme qui grimpait l'escalier en montrant son derrière rouge. Elle ne prit pas la peine de le suivre, sûre de sa soumission, qui allait de pair avec la honte et la confusion d'avoir été fessé. Elle avait eu le temps d'entrevoir une verge qui n'avait rien de triomphant, la cuisson de la fessée empêchant temporairement qu'elle eût pleinement sa vertu érotique.

Cette nuit, pensa-t-elle, je viendrai le rejoindre dans son lit, quand la lumière sera éteinte. Il se sera sûrement branlé, mais, à son âge, on est tout de suite prêt à la récidive. Je prendrai le temps de lui apprendre à se servir de sa petite queue de jeune chevreuil. Je lui enseignerai aussi à lécher autre chose que des glaces à l'italienne. Je ne parlerai pas, ni n'allumerai la lumière. D'abord parce qu'il ne faut pas banaliser la nudité, j'aime cette honte qu'il a quand je lui mets les fesses à l'air. Ensuite parce que je veux que, dans sa tête, il y aie deux femmes différentes, Carole qui le fesse le jour, et la dame de la nuit qui l'initie aux grands mystères quand la lumière est éteinte. Bien sûr qu'il n'est pas assez bête pour ne pas comprendre, mais je veux le faire passer d'un monde à l'autre, d'une femme à l'autre, je veux qu'il soit tantôt le gamin honteux d'être déculotté, et tantôt le jeune amant de la nuit, sans avoir à faire semblant dans le premier rôle.


 

 


 

 

       

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