RENTRÉE.

 

 

Les vacances tiraient à leur fin. Par une belle matinée ensoleillée, Carole était installée sur une chaise, dans sa cuisine, porte-fenêtre grande ouverte pour laisser entrer la lumière. Couché en travers de ses cuisses, Alain, vêtu seulement d'un haut de pyjama, exposait ses fesses qu'une sévère correction était en train de rougir. Carole fessait à la main, concentrée, soucieuse que chaque claque fasse l'effet d'un coup de cimbale dans un concert de musique russe. Le pantalon du pyjama gisait, négligemment jeté sur la table de la cuisine. Et Carole commentait :
- ça, c'est pour le bol pas rangé ! ça, pour le lit ! ça, pour la serviette de bain !
Elle s'interrompit soudain. Dans l'encadrement de la porte, bouche bée, la factrice la regardait, carnet de recommandés à la main. Carole l'apostropha :
- Eh bien vous, qu'est-ce que vous avez à me regardez comme ça ? On ne fesse pas, en Bretagne ?
Alain posa précipitamment ses pieds et ses mains sur le carrelage, et, plus soucieux de cacher son visage que son derrière, partit en courant vers l'escalier de sa chambre. Carole soupira, se leva, signa le carnet de la factrice qui la regardait d'un air gêné, et la congédia d'un "merci" ennuyé. Elle réfléchissait à son invité, comprenant fort bien que, s'il était excité à l'idée d'être fessé par la belle main de la comédienne, il n'avait pas pour autant envie d'être la risée d'un village. L'homme commençait à prendre le pas sur le petit garçon. Alain allait repartir, retrouverait son flirt d'avant les vacances, qu'il ferait peut-être profiter de son art naissant, et voudrait carrer ses épaules comme un homme qu'on respecte, et non un gamin qu'on déculotte. Elle comprenait tout cela, et ne voulait pas y mettre obstacle. La parenthèse de cet été se refermait.

Carole monta posément l'escalier, et entra dans la chambre d'Alain. Il était assis sur son lit, toujours déculotté, et regardait Carole d'un air de reproche. Elle s'assit près de lui, entoura ses épaules de son bras, et appuya son front contre la tempe du garçon :
- je te demande pardon, mon grand, je n'ai pas voulu ni préparé cette visite.
Puis elle l'embrassa, comme un amant, cette fois. Elle savait que l'histoire allait finir, alors elle voulait que ce soit en beauté.  Elle le coucha doucement sur le lit, et retira son haut de pyjama. Après quoi elle se mit nue elle-même, et s'approcha. Pendant toutes ces nuits, elle avait, avant de se faire pénétrer, bien des fois conduit la bouche d'Alain entre ses cuisses, l'empoignant par la nuque. Si bien qu'il y avait pris goût, et allait se rassasier avec impatience dès qu'elle s'allongeait près de lui. Mais cette fois il faisait jour, et Carole voulait qu'il emporte quelques images fortes de ces vacances, outre les couchers de soleil sur la côte. Elle l'enjamba, tête-bêche, posant ses genoux contre les épaules d'Alain, qui ouvrait des yeux comme des soucoupes en regardant ses fesses grasses, au grain de peau délicat, à la blancheur crémeuse. Elle atttendit un instant, puis abaissa sa croupe pour que sa vulve se pose sur la bouche du jeune homme, présentant, à quelques centimètres du nez de celui-ci, la raie délicate et la rosette parfumée qu'il dévorait des yeux. Avant de se laisser emporter par les délices de la minettte, elle eut le temps de penser :
- fromage, bouquet de nos repas.
 


 

 

       

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