Quelques généralités Le
martinet … ah enfin un mot bien français ! (Les anglais le nomment flogger).
Il fait référence à un fouet multi-lanières, le plus souvent de cuir. Il existe de très nombreuses variétés de martinet, allant du simple bricolage de cordes assemblées à de pures petites merveilles au manche sculpté et lanières de cuir rare. (cuir d’éléphant, de requin, de bison …) Chaque matière est différente et procure des sensations différentes. Certains martinets sont caressants, d’autres cuisants ou s'abattent sur vous comme les tonnes d'eau d'une vague. On peut faire varier les sensations à l’infini selon la force employée, la partie du martinet qui frappe (l’extrémité seule est très cinglante, le corps du martinet provoque une sensation plus diffuse) selon l’endroit visé, les figures de style utilisées. Décrire un grand 8 avec le poignet provoquera une sensation différente du coup transversal ou d’un rapide ‘soleil’. (faire tourner les lanières à toute vitesse et ne frapper qu’avec l’extrême pointe des lanières au passage). Le martinet est en général utilisé sur le dos, les fesses et les cuisses et avec plus de précautions sur les seins et les parties génitales. Les articulations ou les zones où les organes ne sont pas protégés par les os peuvent être caressés ou ‘brossés’ mais jamais frappés avec intensité. Evitez absolument les coups appuyés sur la nuque, la colonne vertébrale ou les chevilles. Le visage, bien entendu est à proscrire. Et pour finir, ne JAMAIS frapper à l’endroit des reins, vous risqueriez de créer
des lésions internes irréversibles. Si du sang ou des fluides sont entrés en contact de votre martinet, nettoyez-le avec une solution antiseptique avant de vous en resservir sur quelqu’un d’autre. Le bruit des coups et le rythme provoque un effet hypnotique qui permet souvent à la personne soumise de partir en subspace. Des explications beaucoup plus détaillées ont été données dans la rubrique ‘flagellation’ sur les différents martinets et la façon de s’en servir. Et si vous voulez faire l’achat d’un bon martinet, je vous recommande ceux de Janet Heartwood qui sont de très bonne qualité. Ils envoient dans le monde entier. Il faut compter un mois environ. http://www.heartwoodwhips.com/ ou Happy tails : http://www.flogger.com/
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Au
XIXème siècle il était courant de dire que si certains marins anglais
craignaient la mer, tous redoutaient le chat à 9 queues (cat o’ nine).
Ceux ayant désobéi aux règles (larcins, abus d’alcool etc …) étaient
châtiés solennellement en présence de tout l’équipage marquant ainsi les
esprits et décourageant d’autres candidats à l’indiscipline. Les plus chanceux étaient marqués à vie, les autres succombaient à une infection des plaies, gangrène, septicémie lorsqu’ils ne mouraient pas sous les coups. On appelle ce fouet un chat à 9 queues car il comporte 9 lanières. La signification de ce chiffre est simple à comprendre. Ces fouets étaient réalisés en corde et les cordes sont tressées de trois fois trois brins torsadés sur eux-même. En les déroulant, on obtient 9 lanières. Il suffit de faire un ou plusieurs noeuds à chaque l'extrèmité et l'objet est créé. La photo ci dessous montre le dos d’un homme qui a subi un châtiment léger. Ces marques ont été faites par une douzaine de coups
non appuyés. Il n’aura pas de cicatrices. L’instrument a bien sûr été repris par les BDSM’ers et entre dans la catégorie des martinets et fouets à plusieurs lanières. Beaucoup sont en cuir, les nœuds au bout des lanières sont optionnels et même le nombre de lanières varie. Bien qu’il ait été adapté pour le rendre moins meurtrier, il reste néanmoins un objet d’une grande sévérité pouvant faire de gros dégâts et réservé à des amateurs de sensations fortes chevronnés. Douillets s’abstenir.
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Que
celui qui n’a jamais entendu parler de Michel Strogoff (Jules Verne) me
lance le premier coup de knout. Vous souvenez-vous de ce passage ? Les prisonniers défilent.- Michel Strogoff est parmi eux, mais quand il passe devant sa mère Marfa, elle ne réagit pas. IVAN : Eh bien ! ton fils ? MARFA : Mon fils n'est pas parmi ces prisonniers ! IVAN : Tu mens !... désigne-le... parle...je le veux. MARFA résolument : Je n'ai rien à vous dire. SANGARRE bas : Oh ! je la connais, cette femme !... Sous le fouet, même expirante, elle ne parlera pas !... IVAN : Elle ne parlera pas, dis-tu !... Eh bien, il parlera, lui !... Saisissez cette femme, qu'elle soit frappée du knout jusqu'à ce qu'elle en meure ! Marfa est saisie par deux soldats et jetée à genoux sur le sol. Un soldat portant le knout se place derrière elle. IVAN au soldat : Frappe ! Le knout est levé sur Marfa, Strogoff se précipite, arrache le knout et balafre Ivan au visage. Le knout, dont l’origine probable est ‘knot’ (le nœud) était utilisé en Russie pour punir les criminels de droit commun et les opposants politiques, mais personne n’était épargné.. les serviteurs, les serfs les soldats étaient souvent châtiés de cette façon. Ce instrument si redoutable évoque la tyrannie des Tsars avant la révolution, les méthodes cruelles des Cosaques et des Tartares. Il existe différentes sortes de knout. L’un d’eux comme le montre le dessin ci-dessus est un martinet à plusieurs lanières plates ‘agrémentées’ de morceaux de métal tout le long des lanières et se terminant par des anneaux ou des crochets ou bouts de métal acérés pour bien entamer les chairs, une sorte de version revue et corrigée du cat o’ nine. L’autre ressemble plus à un fouet à lanière unique composé d’un manche de bois d’une trentaine de cm sur lequel est attaché une lanière de cuir brut reliée par un anneau
à une seconde large bande de cuir épais. La victime était attachée sur un
triangle de bois et déshabillée et recevait le nombre de coups qui avait
été prononcée par la sentence. Une sentence de plus de 100 coups
équivalait à une exécution capitale. Mais avec le ‘grand knout’ 30 coups
suffisaient pour tuer quelqu’un. Souvent, le dernier coup était infligé
avec le manche et avait pour but de briser le dos ce qui rendait la
personne infirme. Le châtiment du knout a été aboli en 1845 mais avant de trouver sa place au musée, il a eu le temps de passer les frontières et d’être importé en France et dans d’autres pays européens pendant les campagnes napoléoniennes. Le knout n’est pas un instrument très utilisé en bdsm, excepté dans sa version ‘quirt’. Un fouet à lanière unique terminé par un bande de cuir plus ou moins souple et plus ou moins épais d’environ 25 cm. Et même ainsi ‘expurgé’, il reste un instrument très sévère.
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![]() Voici deux versions du chat à 9 queues. Ca ne demande qu'à caresser, ces
petites bêtes-là :)
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